Nouveau tôme Avant-Après, un bureau des années 50 revisité…
Quand j’ai récupéré ce meuble, ça n’était déjà plus un bureau. L’astuce était vraiment bien trouvée, seul le bloc tiroir avait été conservé; on obtient ainsi un petite meuble peu encombrant et avec une grande capacité de rangements. Pile ce dont j’avais besoin pour classer mes fournitures.

Explications dans la suite de l’article…
En apparence il ne restait pas grand chose à faire finalement. Le principe d’enlever le plateau du bureau était vraiment une très bonne idée (bravo maman !), j’avais seulement envie de lui donner un look plus « industriel ».
Pour cela j’ai choisi de le peindre dans un gris uniforme sans pâtine, avec un plateau d’un seul tenant comme les côtés. Comme tout meuble qui a déjà vécu, il a fallu retaper 2 ou 3 petites choses qui ne tenaient plus debout et hop, une nouvelle vie l’attend désormais !

Vous me direz, mais elle a oublié de peindre un tiroir ??? Et bien non, j’avais envie de garder une petite trace de l’histoire de ce meuble. Au départ je voulais conserver tous les tiroirs ainsi, en contraste avec le reste du meuble très sobre et uniforme mais les autres façades n’étaient pas très belles une fois poncées.
Je me suis dit qu’au pire je peindrais aussi ce tiroir si ça ne me convenait pas, mais je l’aime bien comme ça pour l’instant.
Etapes de réalisation :
1. Mettre le meuble à nu : repérer les réparations à mettre en œuvre, enlever les poignées, enlever le plateau qui ne sera pas conservé.
2. Nettoyer et poncer. Reboucher si nécessaire les trous avec de la pâte à bois ou comme j’ai eu à le faire remplacer des pièces. J’ai ainsi remplacé la traverse au dessus du tiroir supérieur, en utilisant un liteau adapté.
3. Nettoyer les poignées.
4. Mesurer et découper le plateau. Évidemment j’ai utilisé du bois de récupération, et comme souvent il n’était pas vraiment plan; donc il y a eu pas mal de ponçage et ajustements.
5. Assembler le plateau sur le meuble, j’ai pour cela utilisé des chevilles en bois et de la colle à bois.
6. Le plateau faisant un peu pièce rapportée, car sur la tranche en façade on voyait le fil du bois (même en ponçant); j’ai choisi sur les bons conseils de mon homme de mettre une baguette. En général je ne suis pas folle des baguettes, mais dans ce cas j’ai coupé les angles en biseau et utilisé de la pâte à bois pour qu’on ne voit pas le raccord avec le plateau. C’était la finition qui manquait.
7. Peindre meuble et tiroirs.
Comme je réutilise toutes mes peintures pour des questions économiques et pour éviter le gaspillage, j’ai déjà un autre meuble gris (sujet d’un futur tutoriel ?). Et comme je n’aime pas trop le total look assorti, j’ai fait une petite nuance en mélangeant ce gris avec un autre gris plus froid. En théorie les 2 meubles devraient donc être de teintes différentes, mais dans un même camaïeu.
Finalement ils ne sont pas dans la même pièce donc je n’ai pas pû voir si ça valait vraiment le coup, mais c’est une petite astuce qui à mon avis permet de faire « vivre » une pièce. A noter qu’il est quand même plus simple de ne pas faire ses propres mélanges, car si on a besoin de passer une seconde couche ou faire une retouche on retrouve difficilement la même teinte. Ou alors préparez une quantité suffisante, mettez la dans un pot hermétique, pot en verre de récupération par exemple.
8. Replacer les poignées.
9. Etant donné le coût modique de ce meuble de récupération, je me suis fait un petit plaisir en y ajoutant des porte étiquettes en laiton. Touche finale assortie aux jolies poignées vintage.

Ah, et la petite astuce finale qui n’a rien à voir avec le meuble
Pour les lecteurs et lectrices qui sont allés jusqu’au bout de mes palabres !
Vous avez vu le support à masking tape avec de petits tiroirs en galva ? C’est en fait un dévidoir à essuie-tout mis à l’envers (on retourne aussi les tiroirs).
Une autre très bonne astuce de ma maman
Sa version était sans support pour essuie tout, ce qui fait une jolie étagère rétro. Mais si comme moi vous avez des quantités de ficelles et rouleaux de masking tape, vous trouverez cette version bien pratique aussi, à utiliser dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs. L’avantage de la version « à l’envers » c’est que je peux le poser partout sans avoir à le suspendre…
Coeur d’artichaut©


